Chute de la bourse ! Pourquoi cet emballement de la crise financière ? Y a-t-il une explication ?

Voilà qu’aujourd’hui toutes les places financières mondiales chutent. L’un des records appartient à la bourse de Paris qui enregistre sa chute la plus importante de son histoire : – 9,04% Est-ce que ça va continuer ? Combien cela va durer ? Il est bien difficile de prévoir quoique ce soit. La bourse (les marchés financiers) répondent rarement à la logique : compte tenu de l’engagement des Etats à soutenir et à garantir le système bancaire (plan Paulson, le plan Merkel en Allemagne, l’initiative de l’Irlande, la conférence du G4 …) on aurait dû connaître une forte augmentation des cours. Eh !! bien non bien au contraire.

Au-delà de cette irrationalité peut-il y avoir une petite explication ? Oui, c’est celle de la psychose. L’être humain entre en panique quand il y a une menace sur sa vie ou sur son propre argent.

Prenons une grande ville, un lâche assassinat a été un commit par un tueur fou ! Tant que celui-ci n’a pas été arrêté la psychose se développe : les gens n’osent plus sortir seuls, voire plus sortir du tout. Cette psychose tourne à son paroxysme si un autre assassinat est de nouveau commis. Les nuits deviennent moins sûres… les bars, les boites de nuits commencent à ressentir une forte baisse de fréquentation. Comparons ces 2, 3 victimes de ce tueur à la population de la ville ou seulement au nombre tués au quotidien sur les routes. Même si cela est bien trop, le chiffre et la probabilité sont très faibles.

La même chose se développe sur le monde de la finance : la psychose. Tout le monde a peur de perdre son argent. La situation réelle ne justifie pas du tout cette peur, cette panique, même si au départ il y a eu quelques éléments déclencheurs et de vrais problèmes

La finance et l’économie c’est beaucoup voire essentiellement de la psychologie. Une erreur dans la gestion de cette crise à ses débuts et d’avoir sous estimé cet aspect psychologique.

Et après ? Va t-on vers un système financier plus sain ?

Pour le savoir il faut comprendre la raison du « n’importe quoi » des banques américaines et aussi européennes : le toujours plus . Ce toujours plus est également présent dans l’entreprise : toujours plus de profits, donc plus de rentabilité et de productivité exigées et vendre plus. Dans le cas d’une banque plus de profit signifie certes réduire les coûts mais aussi augmenter le nombre de crédits accordés quitte à prêter à des personnes qui n’en ont pas les moyens. Mais comment faire pour gérer le risque de non-remboursement forcement de plus en plus important ? C’est la magie de la titrisation : en gros c’est « refiler » le bébé à d’autres ici d’autres banques ou des assurances par un joli paquet cadeau qui met la marchandise au dessus de tout soupçon, surtout si la banque en question (qui propose le cadeau empoisonné) a une excellente réputation. L’autre moyen est de spéculer de plus en plus en prenant de plus en plus de risques (comme l’affaire Kerviel le montre) avec, en plus, une spéculation sur des produits nouveaux comme les matières premières (le plus illustratif est le pétrole : le voici descendu à 90$ le baril après avoir presque franchi les 150$ 4 mois plus tôt). Jusqu’au jour où cela ne peut plus durer et tout s’écroule.

Malgré toutes les règles que l’on peut mettre en place, tant que cette mentalité du « toujours plus » pour les actionnaires ne sera pas changée, il y aura (malheureusement) toujours moyen de contourner ces règles et de revivre une crise financière. Espérons que la douleur soit suffisamment forte et le signal clair (comme la faillite de Lehman Brothers) pour que cela change. L’autre risque est que la finance pense que malgré ses bêtises elle sera toujours sauvée par l’Etat (voir le plan de sauvetage du Trésor américain). Alors pourquoi s’arrêter d’en faire ?

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